
|
|
Historique |
|||||||||
|
L’histoire de
l’intégration en Afrique a débuté par le maintien
et le resserrement des liens au sein du noyau sous administration coloniale
composé de la Centrafrique [alors l’Oubangui-Chari], du Congo,
du Gabon et du Tchad par la création de l’Union Douanière
Equatoriale [UDE] à laquelle adhérera en 1961 l’Etat du
Cameroun. La
nécessité d’intensifier leur coopération a
poussé ces Etats à signer le 8 décembre 1964 à
Brazzaville le Traité instituant une Union Douanière et
Economique de l’Afrique Centrale [UDEAC]. Cette
organisation sous régionale à laquelle adhérera la
Guinée Equatoriale en 1983, fut certainement la plus ancienne de
toutes les organisations africaines d’intégration et devait,
malgré d’énormes difficultés de parcours quelques
fois, survivre une trentaine d’années. Elle avait su surmonter
des crises aiguës des années 1966 avec le retrait
réintégration de la RCA et du Tchad. Toutefois, avec les crises
économiques successives des années 1980-1990, il avait paru indispensable
de relancer le processus d’intégration économique et
sociale sous une nouvelle forme plus dynamique, d’où la
création en mars 1994 de la Communauté Economique et
Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). La
CEMAC, étant un cadre générateur du droit communautaire
est une structure de coopération forte dotée de
compétences et d’organes propres, ayant la personnalité
juridique et possédant la capacité juridique la plus large.
Toutefois, il reste une structure non susceptible d’effacer la réalité
des Etats qui lui préexistent. Il s’agit du principe de
subsidiarité selon lequel la structure est investie des seules
compétences qui gagnent à être exercées en commun.
Mais pour concevoir une telle structure et la mettre en place, il a fallu
parcourir un long et difficile chemin. |
|||||||||